lundi 14 septembre 2009

ÉCHELLE DU « MUSICALEMENT CORRECT » EN WMA STANDARD (V. 9.2)

ÉCHELLE DU « MUSICALEMENT CORRECT » EN WMA STANDARD (V. 9.2)

TRANSPARENCE TOTALE

WMA VBR Quality 98, Stereo, 44 kHz

WMA CBR 320 kbps, Stereo, 44 kHz 

WMA CBR 256 kbps, Stereo, 44 kHz 

QUASI-INDISCERNABLE DE L'ORIGINAL

WMA VBR Quality 90, Stereo, 44 Khz

WMA CBR 192 kbps, Stereo, 44 kHz 

WMA CBR 160 kbps, Stereo, 44 kHz 

TRÈS PROCHE DE L'ORIGINAL

WMA VBR Quality 75, Stereo, 44 kHz

WMA CBR 128 kbps, Stereo, 44 kHz 

PROCHE DE L'ORIGINAL

WMA CBR 96 kbps, Stereo, 44 kHz

QUALITÉ LIMITE POUR L'AUDIOPHILE

WMA VBR 50, Stereo, 44 kHz

WMA CBR 80 kbps, Stereo, 44 kHz 

ARTEFACTS AUDIBLES, MAIS QUALITÉ TOLÉRABLE

WMA CBR 64 kbps, Stereo, 44 kHz

ARTEFACTS SÉVÈRES, QUALITÉ MUSICALE DOUTEUSE

WMA VBR Quality 25, Stereo, 44 kHz

WMA CBR 48 kbps, Stereo, 44 kHz 

WMA VBR Quality 10, Stereo, 44 kHz

mardi 8 septembre 2009

LES DIX COMMANDEMENTS DE LA BONNE COPIE AUDIO

LES DIX COMMANDEMENTS DE LA BONNE COPIE AUDIO

Sur le Mont de la Transparence Sonore, le dieu tout-puissant du Trafic Audio légua ceci à WMA Imperator, votre humble serviteur, sous forme d'un fichier PDF que je vous livre ici :

  1. QUE CE SOIT SUR LE NET OU DANS UNE DISCOTHÈQUE, EN VUE DE POSSÉDER UNE ŒUVRE, AUCUN ROND TU NE DÉBOURSERAS.

En effet, à quoi bon sortir son fric pour avoir une chanson que l'on peut obtenir de toutes les manières gratuitement chez un pote ou dans un serveur ?

  1. DES SOURCES AUDIO DE BONNE QUALITÉ TU CHOISIRAS.

Autrement dit, des fichiers ou des émissions dont le bitrate audio est supérieur ou égal à 128 kbps. Néanmoins, si la source est satellitaire, et au format MP2, le débit audio sera, de préférence, supérieur ou égal à 224 kbps. Ça ne sert à rien d'avoir des sons de qualité pourrie. Autant ne pas copier. Faut combattre la médiocrité… !

  1. À EXTRAIRE L'AUDIO D'UNE VIDÉO TU N'HÉSITERAS POINT.

Qui n'a jamais été tenté d'écouter en MP3 ou en WMA le son du dernier clip de Lilly Allen ou de Falli Ipupa qui passe à MCM ou à Channel O ? Xrecode, pour trois fois rien, vous aidera à cette noble tâche. Évidemment, n'allez pas trafiquer le son d'une vidéo de YouTube défilant à 10 images/seconde : la qualité est désastreuse et ce serait là commettre un péché grave au commandement précédent.

  1. POUR GAGNER DE LA PLACE TU CONVERTIRAS ET QUANT À CE, DU MODE VBR TU USERAS.

Le mode VBR, surtout en une passe, encode avec le souci permanent du maintien de la qualité. À titre d'exemple, convertir un WMA en mode VBR, qualité 75, vous produira un fichier audio à débit moyen aux alentours de 96-128 kbps sans perte de qualité par rapport au MP3 d'origine, avec une taille pratiquement divisée par trois.

  1. LES FICHIERS DRM TU NE CRAINDRAS POINT. LEUR PROTECTION TU CONTOURNERAS, VOIRE TU CRACKERAS. MAIS DE PATIENCE ET DE PRUDENCE TU DOIS T'ARMER.

Il est relativement aisé de contourner la protection d'un fichier audio DRMisé. En revanche, cracker ladite protection relève du génie. L'un ou l'autre procédé, loin d'être innocent, vous expose à des sanctions pénales parfois sévères, même si le dieu tout-puissant du Trafic Audio ne nous l'a pas dit…

  1. LES FICHIERS .TORRENT TU TRAQUERAS, CAR UNE MINE D'OR ILS RENFERMENT.

Un moteur de recherche comme Google vous aidera à rapatrier les liens torrent que vous soumettrez à un logiciel de téléchargement idoine comme μTorrent ou Azureus, tous gratuits.

  1. LES SITES DE TÉLÉCHARGEMENT DES MP3 ET LES DISQUES DURS DES CYBERCAFÉS TU SCRUTERAS.

Ils contiennent souvent les chansons que vous cherchiez tant, des plus vieilles aux tout dernières. Avec un peu d'effort, les voilà à votre portée pour juste le prix d'une navigation Internet…

  1. LES NOMS DES FICHIERS QUE TU AURAS PRIS SUR LE NET AINSI QUE SES INFOS ID3 TU MODIFIERAS. APRÈS TES PÉRÉGRINATIONS, L'HISTORIQUE DU NAVIGATEUR TU EFFACERAS.

Quel sage commandement ! De la sorte, il s'avérera ardu que l'on retrace vos activités. Le premier volet de cette loi nous intéresse particulièrement. Vous pouvez, par exemple, dans les infos ID3, ne conserver que le nom de l'artiste et de l'album, ou ajouter ces éléments s'ils manquent. Quant au nom du fichier, il serait bonne politique que de ne garder que le titre de la chanson et supprimer tout autre détail (comme le numéro de piste ou le nom de l'artiste, ce dernier détail figurant déjà dans les infos ID3). Si le nom du fichier n'est formé que d'un ou de plusieurs chiffres ou encore d'une suite de caractères n'ayant que très peu de rapport avec ledit fichier, remplacez toutes ces fioritures par le titre de la chanson.

  1. DE MULTIPLES SAUVEGARDES DE TA COLLECTION AUDIO TU EFFECTUERAS.

Et ce, sur divers supports, afin de ne pas subir les conséquences nécessairement fâcheuses d'un formatage de disque dur, d'un vol de clé USB ou de disque dur externe, voire d'une perquise. Pour cette dernière éventualité, je vous conseille le plus vivement du monde de garder en lieu sûr un clone de votre collection, chez un pote ou un familier de confiance, par exemple.

  1. GRATUITEMENT TU DONNERAS DES COPIES DE « TES » CHANSONS, MAIS N'EN FAIS PAS TROP.

Vous avez copié gratuitement, distribuez aussi gratuitement. Mais pas en masse ou sur un réseau comme Internet, de peur d'être frappé par ceux-là qui tentent à tout prix de faire disparaître The PirateBay et autres Monova.

samedi 29 août 2009

QUEL EST LE FORMAT AUDIO AVEC PERTE LE MEILLEUR (MP3, WMA, AAC OU VORBIS) ?

  1. Quant à la compatibilité

N°1 

: 

MP3 

: 

Tous les lecteurs DVD ou de Blu-Ray, la majorité des smartphones, tous les baladeurs numériques, la quasi-totalité des chaînes hi-fi actuelles lisent le MP3.

N°2

:

WMA

:

Tous les baladeurs, excepté les iPod, certains smartphones, la plupart des lecteurs DVD, tous les lecteurs Blu-Ray, certaines chaînes hi-fi décodent le WMA (standard).

N°3

:

AAC

:

Les iPod, les iPhone, les baladeurs Zune, la Xbox 360, certains smartphones, quelques chaînes hi-fi, de rares lecteurs DVD, mais tous les baladeurs blu-Ray, jouent l'AAC.

N°4

:

VORBIS

:

Certains baladeurs, quelques rares chaînes hi-fi, quelques platines DVD et Blu-Ray, très peu de smartphones lisent du VORBIS.

  1. Pour ce qui est de la qualité audio

N°1 

: 

HE-AAC et WMA Pro 

: 

Ils produisent d'excellents fichiers même à des débits binaires très bas.

N°2 

: 

VORBIS 

: 

Très bonne qualité à des débits ≥ à 64 kbps.

N°3 

: 

WMA

: 

Très bonne qualité à des débits ≥ à 96 kbps.

N°4 

: 

MP3

: 

Très bonne qualité à des débits ≥ à 128 kbps.

  1. Au sujet des contraintes de licence éventuelles

N°1 

: 

VORBIS 

: 

Format totalement libre dont le code source est modifiable à volonté par qui le veut.

N°2 

: 

MP3 

: 

L'encodeur LAME est libre d'utilisation pour un usage privé et son code source est ouvert (mais modifiable par une communauté restreinte).

N°3 

: 

AAC

: 

Encodage libre avec le codeur FAAC, mais seul le code source du décodeur est ouvert (mais modifiable par une communauté restreinte). Gratuit pour un usage privé.

N°4 

: 

WMA

: 

Encodage gratuit pour un usage privé. Code source de l'encodeur fermé, mais code source du décodeur ouvert (avec la librairie FFMPEG), néanmoins non modifiable. Contraintes de licence si le codec est utilisé dans une application tierce non-Microsoft (comme un convertisseur).

  1. Concernant la rapidité d'encodage

N°1 

: 

WMA 

: 

La version standard du WMA encode à vitesse de bolide, même en VBR. 

N°2 

: 

MP3 

: 

En mode CBR avec l'encodeur LAME, l'encodage prend un certain temps. En mode VBR, il prend encore plus de temps, au point même de prendre la 3e position.

N°3 

: 

AAC et WMA Pro

: 

La complexité des algorithmes utilisés rend la compression en ces formats un peu plus lente que l'encodage en MP3.

N°4 

: 

VORBIS

: 

Le plus lent à l'encodage.

  1. Question sauvegarde de l'autonomie de la batterie ou de la pile

N°1 

: 

MP3

: 

Le décodage de ce format use d'algorithmes relativement faciles à traiter par la puce de décodage.

N°2 

: 

WMA

: 

Ses tables de décodage sont nettement plus ardues que celles du MP.

N°3 

: 

AAC

: 

Un poil plus complexe à la lecture que le WMA.

N°4 

: 

VORBIS et WMA Pro

: 

La sophistication des algorithmes mis en jeu lors de la lecture de ces deux formats consomme de l'énergie électrique.

Conclusion : l'ultime gagnant

Le WMA standard, sans conteste. C'est que :

  • Hormis le MP3, il est le codec le plus compatible en 2009 et dépasse le MP3 en fait de qualité
  • Il est certes de moins bonne qualité que l'AAC et le VORBIS, mais ces derniers paient lourd le tribut de la compatibilité et de la consommation électrique lors du décodage
  • Il est gratuit pour un usage personnel. Le VORBIS s'avère, il est vrai, 100% libre. Toutefois, comme dit supra, il a le défaut actuel d'être moins compatible que le WMA et de disposer d'algorithmes de décodage plus complexes
  • Il est le plus rapide à l'encodage. Avec un bon lecteur CD/DVD et une machine costaud, un CD audio peut être rippé en cinq minutes !

Hormis le MP3, il est le codec qui consomme le moins d'énergie au décodage et dépasse le MP3 en qualité.

mardi 11 août 2009

LE MODE VBR AU SEIN DES MP3, DES WMA ET DES OGG VORBIS

LE MODE VBR AU SEIN DES MP3, DES WMA ET DES OGG VORBIS

À la différence du mode d'encodage dit à débit constant (CBR) qui permet de conserver une valeur relativement fixe de bitrate au sein d'un même fichier, le mode d'encodage à débit variable (VBR), comme son nom l'indique, engendre des fluctuations de vitesse de transmission dans le morceau. Le mode CBR, notamment à bas débit, est utilisé en vue de produire un fichier de taille prédictible et facilement diffusable sur Internet qui a horreur des débits fluctuants lors des transmissions des données audio et/ou vidéo. Le mode VBR, quant à lui, garantit une qualité constante au sein du fichier, du moins théoriquement, ce que n'assure pas l'encodage CBR à bas débit. En revanche, les fluctuations parfois importantes de bitrate compliquent sérieusement la diffusion de contenu sur le Net. Par ailleurs, en VBR, il n'est pas toujours aisé de connaître la taille finale du fichier en vertu de sa durée par règle des trois simples, comme en CBR.

Dans ce topic, je m'emploie à détailler le comportement de l'encodage à débit variable des fichiers encodés en MP3, en WMA et en OGG VORBIS, qui sont les trois formats les plus couramment proposés par les encodeurs audio gratuits. L'AAC, certes très performant, a été écarté du fait de la rareté des convertisseurs qui offrent la compression en VBR de ce format. Je me focaliserai sur les trois modes d'encodage VBR les plus répandus : le mode VBR pur, le mode ABR et le mode VBR à contrainte maximale de débit. Notez également qu'il s'agit dans cet article d'une analyse de débit, et non d'une analyse de qualité ni d'une analyse de fréquence de coupure.

  1. Le mode VBR pur

Il s'agit du mode VBR par excellence au travers lequel l'utilisateur indique à l'encodeur le niveau de qualité voulu. En fonction dudit niveau, l'algorithme de compression créera automatiquement des variations de bitrates au sein du fichier encodé en vue de répondre aux exigences de qualité. Les segments audio complexes seront encodés à des bitrates aussi élevés que nécessaire et les signaux faibles à des valeurs basses, mais pas au point de sacrifier le niveau désiré.

  1. MP3

L'encodeur LAME possède des préréglages allant de V1 (la plus haute qualité) à V9 (la pus basse), c'est-à-dire neuf paliers de qualité. Quel que soit le palier utilisé et quelle que soit la complexité du morceau encodé, l'algorithme de LAME s'arrange à ce que la valeur moyenne de la vitesse de transmission corresponde bel et bien à l'intervalle proposé par le palier concerné, tout en maintenant une qualité constante. Toutefois, la lenteur occasionnée par ces artifices s'en ressent à l'encodage.

  1. WMA

Le format de Microsoft est également encodable en VBR, selon des paliers de qualité chiffrés en pourcentages théoriques : 10, 25, 50, 75, 90 et 98. Le palier de qualité 100 est celui du codec WMA Lossless que je n'examinerai pas ici. Contrairement à l'encodeur LAME qui s'efforce de ne pas quitter certaines limites de débit, l'algorithme du WMA alloue autant de bits qu'il juge utile pour conserver le niveau de qualité recherchée. Cela peut poser problème lors des lectures sur baladeurs numériques des fichiers comportant des sections à hauts bitrates. Sachez, juste pour information, que le mode VBR pur du WMA s'exécute très rapidement, parfois plus rapidement qu'un encodage CBR ordinaire !

  1. OGG VORBIS

Ce format est essentiellement VBR (les tentatives d'encodage en CBR se soldent très souvent la plupart du temps par des crashs du logiciel). Tout comme le WMA, sont également fournis ici des indices de qualité allant de -2 (la plus basse qualité) à 10 (la plus élevée). À l'inverse du MP3 et du WMA cependant, à chaque palier correspond une valeur fixe de débit (sauf si ces paliers ont une valeur décimale). Mais en réalité, après encodage, il est constaté que le bitrate moyen final s'écarte de la valeur fixée. L'écart est souvent de 10% maximum, mais peut augmenter pour des morceaux particulièrement faciles/difficiles à compresser (le débit moyen baisse/augmente drastiquement). Ainsi, de manière globale, vu la faible différence entre le débit fixé théoriquement et le débit réel final, je peux affirmer que l'OGG VORBIS use d'un mode plus proche de l'ABR (voir infra) que du VBR pur.

  1. Le mode ABR

L'ABR (Average BitRate) est un mode à partir duquel il est demandé à l'encodeur de convertir un morceau à un bitrate moyen fixe tout en produisant le meilleur niveau de qualité possible à ce bitrate moyen, ce qui fait qu'il surviendra nécessairement des fluctuations de vitesse de transmission, mais dans une marge tolérable (± 10%). Tout comme le mode VBR à contrainte maximale de débit (que nous examinerons plus bas), l'encodeur analyse généralement le contenu audio en deux ou plusieurs passes. Dans la première passe, les données intrinsèques sonores (blocs à traiter, fréquences, etc.) sont analysées. Dans la ou les passe(s) suivante(s), l'algorithme s'évertue à obtenir le compromis idéal entre la qualité et le débit cible, tâche ardue et souvent longue.

  1. Le MP3

Certains convertisseurs proposent dans leurs options le codage ABR en MP3. Force est de le reconnaître, ce format s'en sort sacrément bien et il est ressenti une amélioration de qualité par rapport au mode CBR à bitrate équivalent, amélioration qui peut aller de légère à nette. Du reste, la durée d'encodage est similaire à celle de la conversion en mode VBR pur.

  1. Le WMA

Le codeur Windows Media est le seul outil gratuit qui encode des WMA en ABR, mode que Microsoft nomme « mode VBR basé sur la vitesse de transmission ». Le confinement de bitrate est encore plus grand qu'en MP3 et la qualité n'est pas grandement améliorée par rapport à un fichier encodé en CBR à débit équivalent. Retenez aussi que l'encodage en mode ABR au format WMA prend vraiment du temps. Je me demande à quoi pensaient les ingénieurs à Billou lorsqu'ils élaborèrent ce mode.

  1. L'OGG VORBIS

En soi, les encodeurs de la Xiph Foundation n'offrent guère par défaut à l'utilisateur l'encodage ABR. Les résultats obtenus à l'aide des paliers de qualité évoquent en fait que ceux-ci usent d'une forme d'ABR. Il est certes vrai qu'en ligne de commande, le bidouilleur peut se plaire à simuler un encodage à bitrate moyen en imposant une valeur non officielle. Mais cela se fera aux risques et péril de l'encodeur qui plantera le plus souvent lors de ces manipulations. Des auditeurs ont même signalé ici une profonde dégradation du son d'origine, incompatible avec le débit imposé.

  1. Le mode VBR à contrainte maximale de débit

Dans cette hypothèse, l'utilisateur fixe un bitrate maximal à l'encodeur, parfois associé à un débit minimal, mais toujours associé à un débit moyen. L'algorithme de compression fera alors de son mieux pour enregistrer le son dans la marge de vitesses de transmission proposée tout en gardant le plus possible le meilleur niveau de qualité envisageable. Généralement, ce mode exige un encodage en deux passes. Depuis peu néanmoins, on rencontre des outils de capture audio qui permettent l'encodage en temps réel en ledit mode.

  1. MP3

L'encodeur LAME se comporte ici comme du VBR pur, mais avec comme cahier de charges que le débit ne peut dépasser le maximum prévu ni descendre en dessous du bitrate minimal. Il peut même largement s'écarter du débit moyen si l'écart entre le bitrate minimal et le bitrate maximal est trop grand, l'essentiel étant de se retrouver dans ces deux intervalles. LAME remplit correctement ces conditions et assure réellement la meilleure qualité possible, ce qui est à féliciter de la part de ses développeurs.

  1. WMA

Le codeur Windows Media ne propose pas de bitrate minimal lorsqu'il convertit en mode VBR à contrainte maximal de débit (que Microsoft nomme « mode VBR basé sur la vitesse de transmission maximale »). Après observations, j'ai la nette impression que durant l'encodage, l'algorithme du codec ne profite que très rarement de l'opportunité qui lui est offerte de pouvoir à volonté augmenter le débit global du fichier par rapport à la valeur moyenne. Ce qui fait que dans la pratique, et en qualité et en bitrate, l'encodage à contrainte maximale de débit du WMA est similaire, si pas identique, au mode ABR. On se demande une fois de plus où les ingénieurs de la firme de Redmond avaient la tête.

  1. OGG VORBIS

En ce mode à contrainte maximale de débit, OGG VORBIS se comporte quasiment à la manière de l'encodeur LAME, le compromis qualité et vitesse de transmission étant bien respecté.

Conclusion

En mode VBR pur, le format OGG VORBIS est celui qui opère le bon compromis entre qualité et bitrate fixé. Le WMA, par contre, est celui qui pousse le débit le plus haut possible pour respecter à tout prix la qualité.

En mode ABR, le compromis entre qualité et bitrate fixé est mieux effectué par le MP3. Il en est de même pour le mode VBR à contrainte maximale de débit. Le WMA, en ces deux domaines, foire sérieusement, au point qu'on se demande si ce n'est pas une blague d'un drôle de goût que les techniciens à Billou voulaient nous faire.

samedi 1 août 2009

VRAIES/FAUSSES IDÉES SUR LE WMA STANDARD

VRAIES/FAUSSES IDÉES SUR LE WMA STANDARD


LE WMA N'EST PAS LU PARTOUT

 

VRAI

: 

Les radios, lecteurs DVD et smartphones bas de gamme et/ou sortis avant 2005 ne lisent pas du WMA. Néanmoins, tous les baladeurs numériques, hormis les iPod, décodent ce format. Mais tous les dispositifs de lecture ne sont pas nécessairement compatibles avec les WMA protégés (WMA DRM).

 

LE WMA EST UN FORMAT PROTÉGÉ

 

VRAI

: 

Les WMA proposés par les magasins en ligne sont protégés contre la copie et la distribution dites illégales. Ce sont les fameux et tant vomis WMA DRM.

 

FAUX

: 

Les WMA produits par les encodeurs et convertisseurs audio ne sont pas protégés.

 

LE WMA CONSOMME BEAUCOUP D'ÉNERGIE AU DÉCODAGE

 

VRAI

: 

Lors du décodage, les WMA consomment plus de ressources processeur (plus de calculs donc plus de courant électrique) que le MP3, surtout lorsque lesdits WMA sont protégés.

 

FAUX

:

Comparé à d'autres formats modernes de compression audio comme l'AAC et surtout l'OGG VORBIS, on ne peut dire objectivement que la lecture des WMA bouffe l'autonomie des piles ou des batteries.

 

LE WMA MÉTALLISE LE SON

 

VRAI

:

En mode CBR, à des débits inférieurs à 96 kbps, rarement à 96 kbps, le WMA crée effectivement des distorsions dans les hautes fréquences. En mode VBR, à partir de la qualité 50 (débits variables théoriques de 50 à 95 kbps) et au-delà, il est très difficile d'entendre de la métallisation si le débit moyen est inférieur ou égal à 96 kbps.

 

FAUX

:

À partir de 128 kbps et au-delà, le WMA ne génère aucune distorsion audible.

 

LE WMA SAPE LES HAUTES FRÉQUENCES 

 

VRAI

:

L'analyse spectrale révèle qu'en-dessous de 192 kbps, le WMA donne une courbe de restitution des fréquences aigues moins fidèle que celles de ses concurrents. À l'écoute toutefois, cette chute en aigues n'est pas toujours si simple à déceler, surtout en VBR à partir de la qualité 50.

 

FAUX

:

À partir de 192 kbps et au-delà, le WMA ne sape pas plus de fréquences aigues que les formats concurrents.

 

LE WMA RESTITUE UNE MAUVAISE IMAGE STÉRÉO

 

VRAI

:

En mode CBR, en dessous de 96 kbps, le WMA affaiblit quelque peu l'image stéréo du fait de la perte et/ou de la déformation de certaines hautes fréquences. Mais ce n'est pas plus mauvais que la concurrence, les autres formats audio concurrents faisant pareil ou même pire (comme le MP3) à ces bitrates. En mode VBR, seuls les modes VBR 25 et VBR 10 sapent légèrement l'image stéréo, mais moins sévèrement que le mode CBR à bitrate équivalent. Encore ici, ce n'est pas plus mauvais que la concurrence.

 

FAUX

:

En mode CBR à partir de 96 kbps et au-delà, le WMA restitue une image stéréo parfaite. Pareil pour le mode VBR déjà à partir de VBR 50 et montant de palier.

 

LE WMA EST UN FORMAT PAYANT 

 

VRAI et FAUX

:

L'encodage en WMA est gratuit. Comme tout format audio non libre, l'utilisation commerciale des fichiers encodés en WMA peut toutefois faire naître un paiement de licence, ici à Micro$oft.

 

LE WMA EST DIFFICILEMENT MANIPULABLE

 

VRAI

:

Ce ne sont pas tous les logiciels gratuits d'édition audio qui sont en mesure de découper ou d'appliquer des effets à des fichiers enregistrés en WMA. Toutefois, quasiment tous les logiciels payants manipulent aisément des WMA.

 

LES FICHIERS ENCODÉS EN WMA SONT LOURDS EN MODE CBR 

 

VRAI

:

À bitrate donné en effet, un fichier encodé en WMA est plus lourd que le même fichier encodé en un autre format concurrent. Mais la différence de poids est véritablement négligeable, rarement de plus de 2%.


 

vendredi 26 juin 2009

LES QUATRE FORMATS AUDIO LES PLUS RÉPANDUS EN 2009 À BAS DÉBIT

LES QUATRE FORMATS AUDIO LES PLUS RÉPANDUS EN 2009 À BAS DÉBIT

Notes explicatives

§ Ce topic ne fait que donner mon point de vue sur les quatre formats audio les plus en vogue. Il ne s’agit nullement d’un historique, mais juste d’une série de commentaires aussi objectifs que possible.

§ Par « bas débit », j’entends des fichiers dont le bitrate maximal ne dépasse pas 128 kb/s.

§ Par « bitrate » (appelé également « débit » ou encore « vitesse de transmission »), comprenez le nombre de bits que, chaque seconde, l’encodeur utilise dans un fichier en vue de coder du son (ou des images, mais ce n’est pas le sujet ici…).

§ Le VBR est un mode d’encodage de fichiers tel que le bitrate varie dynamiquement chaque seconde au sein dudit fichier en fonction de la nature et de la complexité des données, ce qui confère une qualité audio constante et souvent bonne. Le CBR, lui, encode à bitrate quasi-constant

§ Par « encodage », veuillez saisir diminution de la taille d’un fichier son en un fichier de format plus compact, par suppression d’informations redondantes ou jugées telles

1. Le MP3

Il s’agit de l’un des premiers formats audio à être connus du grand public, surtout internaute. Conçu par l’institut Fraunhofer déjà depuis fin 80, il s’est sans cesse amélioré depuis. De plus, cette ancienneté dans la conception lui confère une compatibilité quasi-parfaite avec les lecteurs du moment (radios, baladeurs, platines DVD, téléphones), ce qui fait de lui un format souple et polyvalent.

Bien entendu, polyvalence ne rime que rarement avec qualité et c’est le cas de le dire pour le MP3. En effet, l’audiophile averti sentira qu’à 128 kb/s, malgré les améliorations des algorithmes d’encodage, le son manque de certaines notes dans les aigus extrêmes. En dessous de ce bitrate, c’est le cauchemar auditif assuré où métallisation du son cohabite avec pertes profondes des sons aigus ou proches des aigus, particulièrement quand le bitrate maximal est de 64 kb/s… Notons en passant qu’outre le bitrate, la qualité sonore est grandement fonction de l’encodeur utilisé. Alors que les algorithmes récents (du genre Lame 3.9xx) accomplissent des exploits, les encodeurs de premières générations piétinent parfois sérieusement ! Ainsi, une chanson X codée à 128 kb/s aura un son plus ou moins irrespectueux de l’original selon l’algorithme utilisé.

Comme j’y suis, l’encodage en MP3 prend du temps même avec un ordi puissant style Pentium IV. Certes, l’encodeur Xing est rapide, mais seule la dernière version (payante…) produit des MP3 écoutables. Et je vous épargne les péroraisons sur la lenteur extrême lorsqu’on encode en VBR… Certes, le mode VBR, du fait qu’il adapte le débit binaire à la complexité du son, donne des résultats louables, mais la taille des MP3 créés, si l’on désire bénéficier de ladite qualité louable, grossit démesurément (plus de 160 kb/s) et… sort par conséquent de mon topic !

Bref, le MP3 n’est pas très fameux en bas débit. Heureusement pour lui, l’espace de stockage des disques durs et des baladeurs ne cesse d’augmenter. Format archi-répandu, le MP3 a encore de très très longs jours devant lui.

2. Le WMA

N.B. : Ma prolixité pour ce format ne doit que ne pas vous inquiéter. Ce n’est pas par hasard que je me nomme WMA Imperator…

Créé sous sa syntaxe binaire actuelle en fin 99, le WMA est le format de la cupide Micro$oft. Il utilise, semble-t-il, du moins globalement, des algorithmes de compression similaires à ceux du MP3. Toutefois, des améliorations notables sont apportées par rapport à l’ancêtre. Dès les origines, à des débits inférieurs à 128 kb/s, le WMA produit un son plus net et plus riche que le MP3. Ce n’est pas si terrible, Madame Métallisation sévissant en ces si bas débits, mais c’est appréciable… La version 9 du WMA, sortie fin 2002, améliore encore le rendu sonore, bien qu’on ne soit pas au niveau du MP3 Pro. Il est vrai qu’à 128 kb/s, la qualité du son dépasse très légèrement celle du MP3 (et encore pour certaines chansons), mais à 96 kb/s et surtout à 64 kb/s, ses concurrents (AAC et Ogg Vorbis) donnent des résultats des plus appréciables.

Question vitesse d’encodage, elle est l’une des plus rapides parmi les formats audio, en tout cas la plus rapide des cinq formats et ce, même en mode VBR[1] ! Et celui-ci produit un son fort convenable à des débits compris entre 50 et 100 kb/s à partir de VBR 50 (qualité dite moyenne). En effet, Micro$oft est parvenu à soigner la restitution des sons de bas volume et à réduire la métallisation, mais au détriment des basses quand le débit est aussi faible. En mode VBR, préférez l’encodeur 9.0 ou 9.2 et non 9.1 qui produit des fichiers inutilement lourds, mais de qualité étrangement identique aux mêmes fichiers produits en 9.0 et 9.2 ! Allez-y comprendre quelque chose… Dieu merci, l’encodeur WMA est gratuit.

Cela n’empêche cependant pas Micro$oft de jouer à l’ultra-capitaliste, notamment en étant en bonne intelligence avec des individus partageant sa tendance. Il a ainsi réussi à doter les WMA, de manière optionnelle (ouf !), de tout un système de protections alias DRM qui restreint singulièrement l’utilisateur des fichiers dans ses manœuvres peu innocentes sur lesdits fichiers, je veux dire par là gravure (limitée généralement à moins de sept fois) et la copie (proscrite sur un autre ordi, limitée à très peu de fois sur un baladeur). Cette option, qui fait la joie des maisons de disques, est kafkaïenne pour l’utilisateur lambda. En effet, non seulement que les lecteurs des WMA protégés ne courent pas les rues et coûtent nettement plus cher que leurs homologues incapables de lire du DRM, mais en outre, la manipulation future desdits WMA s’avère ardue, voire à risque, tant pour le fichier que pour la machine. C’est la raison pour laquelle des logiciels de crack du genre FairUse4WM sont, pour beaucoup, un petit moïse du piratage…

Afin de damer le pion à ses concurrents, la firme de Redmond a jugé utile de décliner son format en multiples variantes. À côté de la version basique, dite standard (ou classique, la plus répandue), on retrouve la version vocale, la version lossless (sans perte de qualité audio, du VBR pur) et la version dite Professional. Ces deux dernières variantes, non contentes de coder des sons multicanaux (jusqu’à huit), améliorent sensiblement la qualité auditive. À des débits aussi bas que 48 ou 64 kb/s, il arrive que le WMA Professional (notamment dans sa version 10, fortement améliorée par rapport à la version précédente) fasse mieux que de l’AAC ou de l’Ogg Vorbis (voir infra). Mais son mode VBR est perfectible en ces bas bitrates. Le hic dans tout ça, c’est que très peu de dispositifs lisent couramment toutes ces subdivisions du WMA. Les variantes vocale et lossless sont quasiment ignorées. La variante Pro n’est lue que par le baladeur Zune (en stéréo), les téléphones tournant sous Windows Mobile (peu répandus), la XBOX 360 et les platines Blu-Ray. Le WMA standard, pour sa part, a des chances d’être décodé presque à 100 % dans les baladeurs à mémoire flash ou à disque dur (excepté les iPod). Pour les radios, chaînes hi-fi et autres Smartphones, il faut fouiller pour dégoter du matériel compatible…

Somme toute, le WMA est un bon format si on veut économiser de l’espace de stockage. Il est plus compatible que tous ses concurrents (mis à part le MP3), mais s’avère globalement moins performant en fait de qualité audio. Mais à vouloir trop faire (cf. DRM), Micro$oft est butée à la grogne des consommateurs.

3. L’Ogg Vorbis

Le format Ogg Vorbis est la propriété de la Xiph Foundation. Sa version stable date de fin 2001 et il a depuis connu pas mal d’améliorations. Son avantage principal est qu’il s’agit d’un format libre de droits, c'est-à-dire à partir duquel l’utilisateur peut créer des milliers et des milliers de fichier sans être inquiété par quelque redevance inhérente audit format[2]. Pour les radios virtuelles et celles en chair et en os, c’est un soulagement !

Par ailleurs, Ogg Vorbis est un format essentiellement VBR, ce qui lui donne une grande qualité d’encodage. Dans les bitrates inférieurs ou égaux à 128 kb/s, il restitue un son impeccable, même à 64 kb/s. Il est juste que certains aigus paraissent augmentés, mais la métallisation se retrouve ici fortement réduite. Les procédures d’encodage en Ogg Vorbis disposent d’un modèle psycho-acoustique qui diffère largement des autres formats de compression, notamment par la possibilité d’user de plusieurs schémas prédéfinis de réduction de données (même dans une seule chanson) en fonction du contexte musical (les fameux codebook). Le WMA standard ferait pareil, mais cela reste du domaine de la spéculation. Du Par ailleurs, Ogg Vorbis offre théoriquement un son véritablement multicanal, le nombre de canaux audio pouvant atteindre le faramineux chiffre de… 256 !

Ogg Vorbis pèche cependant essentiellement dans sa popularité. C’est que seuls les audiophiles bidouilleurs de l’audio connaissent ce format. Les marques qui proposent le décodage de l’Ogg Vorbis ne sont pas des plus nombreuses quant aux baladeurs. Toutefois, les platines divX tendent systématiquement à lire ce format. Et je ne vous parle pas de la souffrance mentale qu’endure le processeur lors de l’encodage et du décodage. Les algorithmes utilisés suivent en effet, je l’ai dit, une logique fort peu apparentée à celle dont usent ses concurrents. Et ces algorithmes s’érigent en virtuoses de la complexité…

Bref, Ogg Vorbis est un excellent format plein d’avenir. Gratuit au sens total du terme, il est néanmoins encore buté à des problèmes de compatibilité et de puissance de calcul. Dès qu’ils seront levés, l’Ogg Vorbis est en passe de détrôner le MP3, voire le WMA.

4. L’AAC

Conçu en partie par Coding Technologies et en partie par Fraunhofer, l’AAC est censé corriger les artefacts indissociables du MP3, voire de l’éradiquer… Force m’est de l’avouer, il a tous les atouts quant à ce. Il ne se contente pas d’être multicanal (jusque 48 canaux audio !) et de jongler comme il se doit avec le mode VBR. L’AAC, autrement appelé MP4, accomplit des prouesses à bas débit. À 96 kb/s, ce format sonne légèrement mieux que du MP3 à 128 kb/s. À 64 kb/s, on dirait du Ogg Vorbis à ce débit, mais sans saturation d’aigus. C’est vous dire la haute qualité auditive de l’AAC. Le seul format digne de rivaliser avec le MP4 est le WMA Pro de Microsoft, dont le rendu sonore est très proche, surtout à des débits binaires inférieurs ou égaux à 96 kb/s avec la version 10.

Une évolution de l’AAC, baptisée AAC+, se tape le luxe de créer des fichiers assez corrects à 48 kb/s, grâce à un algorithme baptisé « stéréo paramétrique » (Parametric Stereo »). À ce bitrate particulièrement bas, il délivre le meilleur rendu sonore des trois formats précédents.

Revers de la médaille, l’AAC encode ses fichiers avec une lenteur désespérante. Pour ce qui est de la compatibilité, elle n’est pas très assise, l’un des rares dispositifs pouvant les décoder étant les baladeurs Ipod, heureusement de plus en plus répandus. Quant aux platines de salon et aux chaînes hi-fi qui lisent ce format, elles n’abondent guère. Notez enfin qu’à l’instar de Micro$oft, de manière optionnelle, une protection restrictive de copie et de gravure est proposée pour l’AAC, au grand dam des pirates de tout bord.

Au demeurant, le MP4, bien qu’étant presque parfait en termes de qualité audio, ne fait pas de bons points dans les branches compatibilité et vitesse d’encodage, à l’instar de l’Ogg Vorbis.

Conclusion finale

Quel format audio faut-il alors adopter ? Tout dépend de l’usage destiné aux fichiers encodés. Si votre mélomanie ne s’exprime que sur PC, seul votre organe auditif sera l’ultime juge. Et là, tout format peut faire l’affaire.

Si votre audiomanie vous tourne du côté des baladeurs à disque dur ou à mémoire flash, l’économie d’espace de stockage sans sacrifice de la qualité sonore s’impose. Ici, on fait de grands signes d’adieu au MP3 qui, on l’a vu, est une injure pour l’ouïe à bas débit.

Pour l’écoute à une chaîne hi-fi de la musique gravée sur CD ou DVD, le format qui vaut est le WMA. En effet, pour peu que ladite chaîne lise ce format, il produit des fichiers de qualité acceptable et de taille réduite, surtout en mode VBR 50 ou 75. De plus, sa compatibilité grandissant, vous ne serez pas dépaysé.

Au cas où vous désireriez diffuser sur le Net ou en radiodiffusion standard avec un son net et tolérable, seuls trois formats attirent mon humble attention : l’AAC, le WMA et l’Ogg Vorbis, avec une préférence pour ce dernier. C’est que le format de la Xiph Foundation, je vous l’ai dit, est libre de droits, ce qui signifie que la station de radio ou le serveur Internet n’auront pas à payer de redevances qui seraient rattachées au format (les redevances musicales demeurant…).



[1] Du moins dans la version classique, la version Pro et la version Lossless multicanale n’étant pas des plus véloces dans l’encodage… Voir infra.

[2] Ce qui ne veut nullement dire que la musique enregistrée échappe à la redevance audiovisuelle !

dimanche 21 juin 2009

Tour rapide des principaux codecs vidéo en 2009

Tour rapide des principaux codecs vidéo en 2009

Quelques définitions, avant d'entrer en matière

  • Un codec est un algorithme dont la vocation est d'enregistrer (encoder) ou de lire (décoder) de l'audio ou de la vidéo (en ce qui nous concerne) en compressant (encodage ou conversion) ou en décompressant (lecture) les données. Un ordi ou un dispositif quelconque de lecture devra disposer en mémoire du codec correspondant à la vidéo ou à l'audio qui sera lu, faute de quoi la lecture sera impossible. Sur le Net circulent des packs de codecs gratuits réunissant les algorithmes d'encodage et de décodage de la plupart des formats audio et vidéo courants, packs à installer à tout prix si vous êtes un bidouilleur. Mais gare aux instabilités système, lesdits packs créant parfois des conflits avec Windows…
  • La compression est le processus par lequel des données informatiques (ici, des vidéos) sont réduites en taille mémoire grâce à des mécanismes plus ou moins élaborés de suppression d'informations répétitives ou jugées inutiles par l'algorithme. Il est deux types de compression : avec perte de données (Lossy) ou sans perte (Lossless).
  • La décompression est le processus inverse de la compression, c'est-à-dire la restitution des données en une structure qu'une carte son (ou un circuit audio) ou une carte graphique (ou un circuit vidéo) peut exploiter. Cette définition exclut les transmissions purement numériques de type HDMI (pour la vidéo haute définition) ou S/PDIF (pour l'audio de haute qualité) qui, en fait, nullement l'algorithme du format audio ou vidéo pour restituer les données. Notez que la décompression d'un signal encodé avec perte d'informations ne restituera point les données perdues lors de l'encodage.
  • Un container est un type particulier de fichier, souvent audiovisuel, qui associe en son sein le son, l'image et éventuellement les sous-titrages, le tout censé être parfaitement synchronisé. Un format vidéo est généralement en lui-même container renfermant en lui un codec audio et un codec vidéo, les deux parfois de provenance et de nature très différentes.
  • Le pixel est le point élémentaire d'affichage sur écran, par association des trois couleurs rouge, vert et bleu (la chrominance), et du degré de luminosité (la luminance).
  • La pixellisation est un incident au travers lequel toute l'image ou une partie de celle-ci (surtout les zones de mouvement rapide) est décomposée en gros carrés (damiers). C'est le signe d'un taux élevé de compression.
  • Le mode entrelacé (symbole « i ») est le mode d'affichage des téléviseurs traditionnels. Il consiste en ce que l'image apparaît sur écran par balayages horizontal et vertical. Il est de plus en plus supplanté par le mode progressif, qui délivre une meilleure qualité visuelle. Ici, l'image apparaît progressivement et horizontalement. C'est le mode d'affichage des ordis et des écrans à cristaux liquides (LCD).
  • La résolution représente la qualité d'affichage, exprimée par la formule nombre de pixels horizontaux fois nombre de pixels verticaux.
  • Le bitrate, appelé également débit binaire ou encore vitesse de transmission, est le nombre de bits par seconde utile au codage du son et/ou de l'image. Il est exprimé en kbps ou en Kbits/s (kilobits par seconde), parfois en Mbits/s (mégabits par seconde). À ne pas confondre kilobit et kilooctet. Un kilooctet vaut huit kilobits.
  • La HD ou Haute Définition désigne des vidéos encodées en de grandes résolutions (1920 X 1080 ou 1080 X 720) et, partant, en haute qualité. Il désigne aussi parfois du son encodé en quatre baffles minimum, ce qui crée une ambiance de grande réalité (on croit que l'on vit dans le film ou dans le clip).
  • Le Blu-Ray est une évolution du DVD, dont la capacité peut atteindre (voire dépasser) 50 Go ! Il accueille essentiellement des films en haute définition. Il a remplacé il y a un an son concurrent direct, le HD-DVD, désormais enterré.
  • La Télévision Numérique Terrestre (TNT) est une nouvelle norme de diffusion numérique des programmes TV commune à beaucoup de pays européens. Une simple antenne râteau et un décodeur approprié suffisent à capter le signal.
  • Une extension est une suite de caractères, précédés d'un point, qui terminent le nom d'un fichier et qui indiquent la nature de ce dernier et, par conséquent, le logiciel et/ou le lecteur capable de le lire et/ou de le modifier. Attention : l'extension d'un fichier dont Windows connaît l'association avec un programme déterminé est rarement visible, à moins de le paramétrer.

Les codecs proprement dits

  1. Le MPEG I

Le Moving Picture Expert Group, des chercheurs plus que rodés dans le domaine de l'image et disséminés à travers le monde, voulurent, fin 80, inventer un standard dans l'archivage numérique de l'audio-vidéo. Après cogitations et nuits blanches, ils créèrent un format censé placer tout un film de 74 à 80 minutes sur un seul CD-ROM. Ainsi est né le MPEG I dont le débit vidéo est d'environ 1,2 Mbit/s. L'audio, lui, est encodé à 224 kbps en un format conçu pour la circonstance, mais encore largement utilisé de nos jours dans la diffusion satellite, TNT et dans les DVD vidéo : le MPEG I Layer II, plus couramment appelé MP2, grand frère du célébrissime MP3. L'audio-vidéo est encapsulé dans un container appelé… MPEG, tout simplement, avec comme extension .mpg. Au sein des VCD (supports de prédilection de ce format), l'audio-vidéo est plutôt encapsulé en un container portant l'extension .dat.

Prouesse technologique au début des années '90, le MPEG I est actuellement dépassé. La qualité de l'image n'est pas au rendez-vous, même en appliquant les paramètres d'encodage les plus aboutis. Au mieux, on croirait visionner une bonne K7 VHS. Certes, la norme MPEG permet d'augmenter le débit à volonté (j'ignore la limite maximale), mais rares s'avèrent les lecteurs de salon en mesure de supporter d'autres bitrates que la valeur officielle, c'est-à-dire environ 1,2 Mbit/s. Par ailleurs, le MPEG I ne peut être aisément encapsulé avec un autre codec audio que le MP2 qui, je vous assure, ne délivre pas un son des plus transparents à 224 kbps, seul débit toléré par les lecteurs de salon ici.

  1. Le MPEG II

Le MPEG II, dont le développement a été achevé courant 1995, est le codec idéal du DVD, de la réception satellite et de la TNT ordinaire (pas la TNT-HD). Son champ d'applications, comme vous vous en rendez compte, est immense, même en 2009. Il utilise de hautes vitesses de transmission (au moins 4 Mbits/s pour espérer une bonne qualité). À débit égal, le MPEG II est de meilleure facture que le MPEG I. c'est aussi l'un des candidats de la HD, jadis fortement utilisé dans le HD-DVD, mort en février 2008, mais pas trop utilisé dans les DVD Blu-Ray qui lui préfère le VC-1 ou le H.264 (on y reviendra). Du reste, le MPEG II supporte les images entrelacées et progressives, le MPEG I ne supportant que ces dernières. Le MPEG II, enfin, n'est pas figé à un bitrate quelconque : la vidéo est généralement encodée de 2 à plus de 25 Mbits/s en débit constant (CBR) ou variable (VBR), ce dernier améliorant la qualité de l'image en adaptant le bitrate en fonction de la complexité des scènes. L'audio qui accompagne ce codec est bien souvent du MP2 échantillonné à 48 kHz, à débit fixe ou variable allant de 32 à 384 kbps. Le son peut cependant être de l'AC3, autrement nommé Dolby Digital, le codec audio idéal du DVD de commerce, codec expert en son multicanal qui vous plonge dans une ambiance époustouflante. L'AC3 autorise uniquement un débit constant, allant également de 32 à 384 kbps. Les supports audiovisuels de dernière génération sont capables d'encapsuler le MPEG II avec d'autres codecs audio comme le DTS et toutes ses variantes, le MP3, etc. Comme container, à l'instar du MPEG I, le MPEG II use du container MPEG, dont l'extension est .mpg. Les DVD commerciaux, les SVCD, évolution du VCD, quant à eux, se servent plutôt du VOB comme container, dont l'extension est .vob. Les DVD usent communément d'un débit allant de 6 à 9 Mbits/s, alors que les SVCD, pour espérer une lecture assurée sur une platine de salon, ne devrait pas excéder 2,6 Mbits/s, avec son obligatoirement échantillonné à 48 kHz.

Le MPEG II, cependant, est, comme d'ailleurs tous les formats modernes, lent à l'encodage. À des débits inférieurs à 2 Mbits/s, la qualité est à peine améliorée par rapport à MPEG I à cette vitesse de transmission, ce qui fait du MPEG II un codec créant des fichiers lourds et encombrants. De plus, les encodeurs gratuits qui font du bon travail en MPEG II ne fourmillent pas.

  1. Le MPEG IV

En soi, MPEG IV est une norme, plus qu'un codec. Il s'agit en fait de toutes une flopée de recommandations et de nouvelles technologies censée remplacer MPEG I et II. De tout cela ont découlé de multiples codecs vidéo qu'on examinera tout à l'heure. Improprement, le mot MPEG IV désigne un codec né vers 2000, aboutissement de ce que les développeurs appellent la deuxième partie de la norme (MPEG IV Part II). Microsoft s'est largement inspiré de spécifications dudit codec dans la vue de créer son WMV. Les concepteurs du DivX se sont plus qu'inspirés du codec modifié (en fait, cracké) de Microsoft pour créer leur format, du moins jusqu'à sa version 6.

Question qualité, le MPEG IV de base dépasse celle produite par le MPEG I à bitrate équivalent et est à peine légèrement meilleur que le MPEG II à débit égal. L'amélioration de compression n'est donc pas fameuse. Toutefois, l'encodage à l'aide de ce codec est relativement rapide, moins gourmand en ressources processeur que le MPEG I et nettement plus véloce que le MPEG II. Le MPEG IV Part II est encore amplement proposé comme codec d'enregistrement des vidéos aux moyens des cartes d'acquisition. Le codeur Windows Media (toujours de Microsoft) peut également encoder en ce format, mais en l'encapsulant dans son container ASF et non AVI, plus commun, celui supporté par les platines de salon. Ces dernières néanmoins lisent mieux le container AVI disposant de ce codec si la partie audio est du MP3 ou du WAV. La vidéo peut devenir muette si le son est enregistré en un autre format. Théoriquement, le MPEG IV est en mesure de se synchroniser en AVI avec quasiment tous les formats audio. En ASF cependant, l'audio devra être du WMA (même si théoriquement Microsoft nous raconte que l'ASF est censé supporter tous les formats audio).

  1. Le Divx

Tout le monde versé dans le multimédia connaît la fumeuse histoire du DivX aux origines suspectes, car, je l'ai signalé plus haut, issu du crack du codec MPEG IV modifié par la firme de Redmond. Depuis lors, il a nettement évolué. La version la plus répandue, qui n'a plus que très peu de choses en commun avec le MPEG IV d'origine, est celle sortie en 2002 : le DivX 5.0. Grâce à d'astucieux mécanismes de compression, il est capable de faire tenir un DVD de 2 heures pesant 4,7 Go en un seul CD-R de 700 Mo, avec une perte plus que tolérable de la qualité ! Vous comprendrez que dans les milieux pirates et dans les réseaux de partage plus ou moins illégaux du Net, le DivX règne en dieu… Toutefois, si vous désirez encoder en DivX, une machine costaud est exigée, de préférence un PC à processeur double ou multi-cœurs. Il convient d'éviter de s'amuser pour ce faire avec les options avancées qu'offre ce codec génial (comme l'estimation au quart de pixel ou Qpel), ce qui est susceptible d'interdire la lecture sur certaines platines de salon. De même, alors que le DivX peut-être encapsulé avec la majorité des formats audio, il est recommandé d'user du MP3 comme bande son, compte tenu de sa compatibilité. Il est toutefois déconseillé d'encoder le son à débit variable (VBR) : il est des risques de désynchronisation entre l'audio et la vidéo.

Jusqu'à la version 5, le container de choix du DivX était l'AVI. Mais depuis la version 6, il est possible d'encoder en .divx, container plus souple que l'AVI en ce sens que les fichiers créés ne sont pas limités en taille (l'AVI souffre d'une limite maximale de 4 Go) et peuvent bénéficier des sous-titrages en plusieurs langues. La version 7 du codec, sortie fin 2007, semble, elle, utiliser une variante du codec H.264 dans ses algorithmes de compression. On parlera de ce codec fabuleux dans les lignes qui suivent.

Le DivX étant un format soumis à licence et payant à l'encodage depuis sa 6e version (théoriquement), une communauté de développeurs ont décidé de créer et de faire évoluer un format reprenant presque toutes les caractéristiques du DivX, mais sans contrainte de droits d'exploitation. Ledit format et codec a été baptisé XviD, anagramme de DivX. Selon les bricoleurs du multimédia, il offre globalement de meilleures performances que son cousin, même si l'encodage est un poil plus lent. Encapsulé en AVI, le XviD peut s'associer en audio avec les mêmes codecs que le DivX et être lu par toutes les platines qui lisent celui-ci.

  1. Le WMV

S'inspirant largement du MPEG IV Part II, Microsoft mit au point Windows Media 7 en 2000. Très rapide à l'encodage, la qualité n'était que légèrement améliorée par rapport au MPEG IV. Le sachant pertinemment, un an plus tard, les labos à Billou eurent extrait de leurs alambics le WMV 8 qui augmentait le rendu visuel de son processeur jusqu'à 50% ! C'est en 2003 que la firme de Redmond cassa la baraque lors de la sortie du WMV version 9. Excellente qualité d'image, mais encodage lent, à l'instar de son frère ennemi le DivX dont le rendu visuel est d'ailleurs similaire au WMV. Autrement dit, la qualité DVD est atteinte à des débits compris entre 1 et 2 Mbits/s à résolution 640 X 480 (et non à 500 kbps à cette résolution, comme Microsoft aime à le balancer), la qualité proche du DVD à 750 kbps à résolution 720 X 576 et la qualité VHS en VBR à environ 400 kbps à 320 X 240 (et non à 225 kbps, comme aime à le crier Microsoft).

Le WMV 9e version est de nos jours très répandu sur Internet, notamment lors de la production d'extraits vidéo ou encore dans le monde très controversé de la vidéo à la demande (VoD). Controversé en ce sens que le WMV et son copain audio le WMA sot protégeables contre la copie via des verrous numériques difficiles à faire sauter, verrous dont la VoD se sert à cœur joie. Ces protections malvenues règnent également dans les disques Blu-Ray au sein desquels WMV9 jongle merveilleusement avec la HD et change de nom à l'occasion pour devenir VC-1. Comme nous y sommes, rares sont les platines de salon DVD qui savent décoder les WMV. Certains baladeurs vidéo et quelques smartphones récents sont en mesure de lire du WMV, mais seulement la version 9 et le plus souvent en résolution maximale de 320 X 240.

Question container, le WMV est habituellement encapsulé en ASF, auquel cas l'audio qui l'accompagne est du WMA. Lorsqu'il est encapsulé en AVI, tout format audio peut faire l'affaire, mais l'Ogg Vorbis pose des problèmes de synchronisation et l'AAC ne marche que très rarement, voire pas du tout. Encapsulé dans un container particulier sur les disques Blu-Ray, l'audio est du DTS, du PCM ou de l'AC3, rarement du WMA Pro. Mais ici, le WMV9 change profondément de structure et risque fort de ne pas être lu par du dispositif décodant pourtant correctement du WMV « normal ».

  1. Le H.264

Fruit d'une longue et mûre évolution, le MPEG IV Part 10, autrement appelé MPEG IV/AVC, plus couramment connu sous le nom de H.264, est le codec vidéo le plus abouti à l'heure actuelle. Il restitue la meilleure qualité visuelle, surtout en HD, ce qui fait de lui un concurrent sérieux du WMV et du DivX. Ses licences d'exploitation étant plus souples que celles des deux codecs précités, le H.264 se retrouve dans divers domaines. La norme 3GP des vidéos sur mobile, le container FLV des vidéos sur YouTube, le container DivX 7, et surtout les caméscopes HD (usant du format particulier AVCHD), utilisent de plus en plus au sein de leurs codecs soit du H.264 pur, soit une variante de celui-ci. Outre les containers ci-haut cités, l'AVI ou le Matroska (un container sous licence libre très performant, pouvant tout gober sans problème, d'extension .mkv) peuvent également accueillir du H.264. Suite à d'obscures raisons, le seul format audio qui ne s'associe pas avec le MPEG IV/AVC est le WMA.

H.264 a beau être performant en matière de qualité de résultat final, il n'en demeure pas moins qu'il s'avère assez lent à l'encodage. En effet, les algorithmes retenus dans la norme MPEG IV Part 10 poussent très loin les calculs de compression en vue de réduire la pixellisation. La complexité est accrue lorsqu'un autre format lui-même gourmand en ressources processeur, comme l'AAC, accompagne la vidéo.

  1. Le VP6

Codec peu connu, le VP6 est pourtant l'un des plus utilisés en 2009. En effet, au moins 80% des services de partage de vidéo comme YouTube emploie ses algorithmes issus de la société On2, tout aussi méconnue. L'on se sert fréquemment du VP6 en basse résolution, voire à moins de 25 images/seconde. La qualité n'est certes pas de la partie, mais elle rivalise sérieusement avec les autres codecs concurrents à débit équivalent, celui-ci tournant autour de 250 kbps. L'audio compagnon du VP6 est le plus souvent le MP3, mais le WAV dans la plupart de ses variantes (PCM, ADPCM), ainsi que récemment l'AAC, peuvent aussi faire l'affaire. Le tout est encapsulé au format .flv, propriété de Macromedia. Comme dit supra, ce container peut parfaitement supporter un autre codec vidéo comme le H.264, notamment au sein des vidéos estampillées HD dans YouTube.

Depuis 2008, le codec VP6 s'est amélioré pour devenir le VP7. Néanmoins, la grande majorité des vidéos en FLV restent encore encodées en VP6. Certains modèles de lecteurs DVD ou Blu-Ray lisent sans souci le format FLV, qu'il soit encodé en VP6 ou en VP7, mais sont susceptibles de ne pas reconnaître du FLV contenant des vidéos enregistrées à l'aide du H.264. Il est également à retenir que le FLV supporte sans problème le sous-titrage, moyennant bricolages.

  1. Le 3GP

Ce format vidéo est le pur produit d'un consortium de géants du mobile (Nokia et compagnie), format destiné à la visualisation des clips et autres séquences filmées sur téléphone portable. Même sur écran de mobile, la qualité des images est médiocre. Normal avec les débits proposés, rarement supérieurs à 100 kbps pour la vidéo, ce qui est trop bas. Par-dessus le marché, les images paraissent souvent saccadées, leur nombre étant généralement en-dessous de 25 par seconde. Quant à l'audio accompagnant ce codec, l'AMR-WB (le format des fichiers enregistrés vocalement par les dictaphones des téléphones qui possèdent cette fonction), pas fameux non plus en fait de qualité, sonorise la majorité des vidéos 3GP. N'ayant pas testé le 3GP à des débits supérieurs ou avec d'autres codecs audio, je ne tire aucune conclusion pour ce qui est de la qualité globale du codec vidéo. Ce format, lui-même container, est capable d'encapsuler l'AAC, mais cela risque de poser de problèmes de compatibilité, attendu que les téléphones supportant ce codec, même en 2009, ne foisonnent guère. Quoi qu'il en soit, je ne connais pas de platine de salon qui lise le container 3GP.