mercredi 31 décembre 2008

FRÉQUENCES DE COUPURE DES FICHIERS WMA PROfessional 10 STÉRÉO À BITRATES MAXIMAUX DE 128 KBPS

FRÉQUENCES DE COUPURE DES FICHIERS WMA PROfessional 10 STÉRÉO À BITRATES MAXIMAUX DE 128 KBPS

BITRATE (OU QUALITÉ EN VR) en kbps

FRÉQUENCE D'ÉCHANTILLONNAGE (en kHz)

RÉSOLUTION (en bits)

FRÉQUENCE DE COUPURE (en Hz)

16

22

16

11015

24

32

16

15530-16050

32

32

16

15530-15950

32

48

16

16170

48

44

16

16170

48

48

16

16200

64

44

16

20100

64

48

16

16200

80

44

16

20100

80

48

16

19960

96

44

16

20050

96

48

16

19930

128

44

16

16000

128

44

24

16000

128

48

16

17350

128

48

24

17350

128

88

24

16650+

128

96

24

15300-18370

Q10

44

24

12950

Q10

48

24

14050

Q25

44

24

15850

Q25

48

24

16400

Q50

44

24

15900

Q50

48

24

17350

COMMENTAIRES D'ENSEMBLE

Le format WMA Pro est totalement atypique et sa courbe fréquentielle à bas bitrate défie la logique communément rencontrée dans le monde des codecs audio. De prime abord, veuillez noter que la résolution en bit n'a que très peu d'influence sur la fréquence de coupure. Ce n'est que par souci de précision que la colonne correspondante se retrouve dans le tableau supra. Par ailleurs, plus la fréquence d'échantillonnage augmente, plus la taille du fichier devient importante.

Encodé à 16 kbps, le WMA Pro n'est pas différents du WMA classique (9.2) tant au niveau de la fréquence de coupure que de la sonorité, franchement mauvaises. À 24 kbps, la fréquence de coupure est étrange, en dent de scie, avec des pics entre environ 15 et 16 kHz. Déjà à partir de ce débit binaire, on sent que l'interpolation de fréquence agit, un peu comme le MP3 Pro (désormais aux oubliettes) ou l'HE-AAC, mais le son demeure artificiel et caverneux.

À 32 kbps, selon la fréquence d'échantillonnage, la coupure intervient soit à partir de 15,3 kHz, soit à partir d'environ 16,2 kHz, avec toujours un spectre en dent de scie pour la fréquence d'échantillonnage de 44 kHz. À 48 kbps, la coupure fréquentielle du spectre avoisine 16,2 kHz, quelle que soit la fréquence d'échantillonnage du signal audio. Le son, à s'y méprendre, est très peu distant de l'original à cette vitesse de transmission, ce qui, avouons-le, est une prouesse technologique de la part de Microsoft.

Le bitrate de 64 kbps est le plus insolite du WMA Pro à bas débit. À 44 kHz, la fréquence de coupure est de 20,1 kHz, alors qu'à 48 kHz, elle est de 16,2 kHz ! Décidemment, le mode de synthèse des hautes fréquences marche à sa manière ici. En effet, en toute logique, l'augmentation de la fréquence d'échantillonnage devrait correspondre à un accroissement de la fréquence de coupure, ce qui est manifestement l'inverse ici. Le même phénomène se répète à 80 kbps et à 96 kbps, mais la différence entre les fréquences de coupure est moins marquée et sûrement quasiment inaudible, celle-ci nageant autour de 20 kHz.

Dès qu'on atteint 128 kbps, il est évident de constater que le mode d'interpolation des hautes fréquences ne s'applique plus, ni pour cette vitesse de transmission ni au-delà. À 44 kHz, la fréquence de coupure, à l'instar du WMA standard, est de 16 kHz et je me demande bien s'il y a quelque différence sonore entre ces deux codecs à ce niveau. En revanche à 48 kHz, la qualité s'améliore, le son s'atténuant après 17,3 kHz ! À 88 kHz (bel exploit que d'encoder à cette fréquence d'échantillonnage en ce débit), le spectre est comme haché à partir d'environ 16,6 kHz et jusqu'à environ 20,5 kHz. Même comportement pour les fichiers encodés à 96 kHz, mais le phénomène de hachage est moins sévère, vu qu'il s'étend de 15,3 à 18,4 kHz.

Pour ce qui est des sous-modes VBR inférieurs (c'est-à-dire produisant des fichiers à bitrate moyen dépassant difficilement 128 kbps), j'ai remarqué que seuls les paliers q10 à q50 répondaient aux critères.

En VBR q10, à 44 kHz, la coupure fréquentielle est environ à 13 kHz. Le son ressemble à un fichier encodé en WMA standard (9.2) VBR q25, mais en mieux, sans atteindre toutefois la qualité du VBR 50. À 48 kHz, la coupure est à 14 kHz. Le son s'améliore, presque comme du WMA 9.2 VBR 50, mais en très légèrement moins bien.

En VBR q25, selon la fréquence d'échantillonnage, la coupure survient à 15,8 ou à 16,4 kHz. Le son est nettement meilleur et se rapproche de la qualité qu'offre le WMA standard VBR 75, mais en très légèrement moins bien.

En VBR q50, à 44 kHz, la fréquence de coupure frôle 16 kHz. Le son est impeccable, comme du WMA standard VBR q75. À 48 kHz, ladite fréquence atteint 17,3 kHz ! Le fichier créé est légèrement plus lourd et le débit augmente, mais la qualité sonore est quasi-indiscernable de l'original, presque comme du WMA classique VBR q90.

dimanche 21 décembre 2008

LE PANÉGYRIQUE DES BALADEURS MP3 À MÉMOIRE FLASH AVEC PILE

LE PANÉGYRIQUE DES BALADEURS MP3 À MÉMOIRE FLASH AVEC PILE

À l’ère de l’iPhone et d’autres Freebox, pas mal d'internautes auront l'impression que ce topic est d'un autre temps. En effet, les baladeurs à mémoire flash (surtout ceux fonctionnant avec piles) tendent à s’éclipser au profit des modèles dotés d'un disque dur. En fait, je m'adresse ici surtout aux Africains dont je suis et aux autres habitants des pays en voie de développement dont les magasins proposent encore en quantité des lecteurs MP3 à mémoire flash à pile. Je suis ici occupé à vous démontrer à ma manière que lesdits lecteurs demeurent même en fin 2008 les meilleurs qui soient. « Hein ? Quelle est donc cette hérésie ? », sursauteront les lecteurs.

1. De l'alimentation électrique

N.B. : j'ai déjà parlé de cet aspect dans un topic précédent.

Aucun doute à ce sujet : les baladeurs disposant d'une alimentation via batterie ont en général une autonomie beaucoup plus importante que celle des baladeurs à pile. Ces derniers fonctionnent en effet seulement entre 10 et 15 heures d'affilée, alors que ceux-là, du moins lors des la lecture des fichiers audio, dépassent souvent 20 h. Tout le problème, en réalité, réside dans la charge même de ces petites merveilles : le courant du secteur est obligatoire pour remplir les batteries en énergie ou, à tout le moins, un port USB alimenté, donc un PC allumé. Dans les PVD, les ordis ne courent pas les rues et les compagnies de fourniture d'électricité brillent souvent par leur incurie notoire. Certains rétorqueront que la plupart de ceux qui possèdent un baladeur MP3 a un PC à domicile et, partant, le problème de courant ne se pose pas, car en même temps que le PC est allumé, en même temps le baladeur peut être chargé. Cela est vrai pour les casaniers. Mais lorsqu'on se sent une âme de bourlingueur et qu’on va souvent en mission dans des coins reculés où le courant alternatif fait totalement défaut, notre baladeur à batterie perd de son utilité... Je préfère ne rien dire quant au remplacement d'une batterie défectueuse. Déjà en France ou aux États-Unis, ce n'est guère facile (on change parfois carrément d'appareils). Alors en République démocratique du Congo ou en Guinée-Bissau...

Ainsi, bien que posséder un baladeur alimenté avec pile demande de se trimbaler avec toute une boîte de piles, mieux vaut disposer d'un modèle d'énergie accessible en toutes circonstances que d’être empêché d'écouter sa musique en certaines circonstances.

2. Un iPod classique n’est pas mieux qu’un baladeur à mémoire flash avec pile

En vérité, je vous le dis, ne regrettez jamais de n'est pas détenir un iPod si vous avez avec vous un bon baladeur à mémoire flash à pile :

Vous voulez écouter la FM ? Votre iPod de base ne vous le permettra pas, sauf ajout d'un module complémentaire ou une mise à jour du micro logiciel. Actuellement, quasiment tous les lecteurs à mémoire flash disposent d'un récepteur FM incorporé, stéréo en plus. Et tous peuvent enregistrer en temps réel une émission.

Vous désirez prendre des notes vocales ? Encore une fois, notre iPod de base est dépourvue d'une telle fonction essentielle. En fin 2008, tous les baladeurs à mémoire flash à pile disposent d'un micro intégré permettant l'enregistrement des heures des heures de conversation.

L’envie vous prend de lire des formats de musique autres que le MP3 et l’AAC ? Le baladeur fétiche ne supporte ni le WMA (très répandue pourtant) ni l’Ogg Vorbis. Pire ! Le lecteur iTunes est le seul outil fiable qui permet de synchroniser sa musique avec un iPod qui, du reste, convertit tout ce qui est son « étranger » en AAC ou en MP3. Un baladeur MP3 à mémoire flash, en règle générale, est automatiquement reconnu par les logiciels de lecture de musique, sans complications ni imposition.

Pourquoi donc ainsi acheter à 150 EUR un iPod, alors à moins de 30 EUR, on obtient très facilement un baladeur mieux pourvu en fonctionnalités ? Je vois déjà les amoureux audiophiles tressaillir sur leur siège, prêts à crier que la qualité du son a un prix. Ma réplique est nette : un bon baladeur MP3 délivre un son de qualité très honorable à mes oreilles et je pense que mon organe auditif est dans la moyenne du commun des mortels.

3. De la solidité des baladeurs à mémoire flash à pile

Les baladeurs à disque dur s’avèrent d'autant plus fragiles que la mécanique de rotation du disque dur est une mécanique de haute précision. Le moindre choc violent peut endommager cette pièce centrale du baladeur. Le baladeur à mémoire flash, lui, n’use d'aucune pièce mobile et résiste à des chocs assez forts. Je connais l’un de mes potes qui ne cesse de laisser tomber son lecteur par terre depuis deux ans. Eh bien, ledit lecteur n’a jamais accusé le moindre dysfonctionnement…

Toutefois, il convient de tempérer dès qu’on parle des baladeurs à mémoire flash avec batterie. En effet, celle-ci ne supporte pas les températures élevées et les écarts de température, ceci et cela ayant tendance à dégrader sérieusement et rapidement les performances de ladite batterie.

TROIS SITES PHARES OÙ L’ON PEUT (ENCORE) TÉLÉCHARGER GRATUITEMENT DES MP3

TROIS SITES PHARES OÙ L’ON PEUT (ENCORE) TÉLÉCHARGER GRATUITEMENT DES MP3

REMARQUES IDÉOLOGIQUES, JURIDIQUES ET MORALES

Ce topic s’adresse essentiellement aux résidents des États dont la législation sur les droits d’auteur et les droits voisins est moins stricte qu’à l’UE ou aux States (ex : RDC dont je suis un habitant). Ainsi, je n’encourage nullement quiconque soumis à des textes trop coercitifs à se livrer à l’exercice du téléchargement des MP3 dans les sites infra, exercice qui est forcément illégal pour lui, mais pas pour tout le monde. En RDC, par exemple, AUCUNE DISPOSITION DE LA LOI N’INTERDIT LA COPIE D’UNE ŒUVRE, quelle qu’en soit la provenance. Par ailleurs, cet État n’a jamais signé de traités qui limitent la portée de ces dispositions légales. Si votre pays respecte ces heureuses conditions, alors cet article vous est destiné.

Par ailleurs, j’ai toujours trouvé immoral d’empêcher quelqu’un de copier une œuvre sous prétexte que cela violerait les droits de l’artiste concerné. C’est que la formule qui veut qu’autant de chansons piratées correspondent à autant de CD invendus est un sophisme de mauvais goût. Rien ne dit en effet qu’un album sorti sur le marché sera nécessairement bien vendu ! Un artiste peut parfaitement réaliser une mévente record sans que son œuvre ne soit piratée, simplement parce qu’elle n’est pas du goût des consommateurs finals. Je connais la réplique des partisans des acharnés des droits d’auteurs et des DRM : on peut acheter un CD pour l’unique chanson intéressante qu’il contient, au lieu de télécharger gratuitement ladite chanson. Eh bien, ma réponse est qu’il serait vraiment con d’acheter un album alors qu’on ne l’a pas apprécié, c’est-à-dire alors qu’on ne l’a pas préalablement écouté. Dans toutes les maisons de vente de CD sérieuses, on écoute avant d’acheter. À quoi bon acheter un album qui ne vous plaît pas (à moins qu’il soit pour autrui, bien entendu) ?

Enfin, il est à mon sens malhonnête d’interdire à un individu de copier une musique qu’il a pourtant achetée en toute légalité dans un magasin de confiance. Les majors brandissent une allégation fumeuse : c’est violer les droits d’auteurs, du moment qu’on contourne ou qu’on brise les techniques anti-copies. Tiens donc ! On ne peut donc plus faire une sauvegarde de ses fichiers pour un usage moins contraignant ? Où vont donc les libertés des gens ? Oh… Je crois que je déborde, car ce n’est pas le propos du moment…

Entrons donc dans le vif du sujet…

LES QUATRE SITES EN QUESTION

Sont légion les adresses Internet qui proposent le téléchargement massif des fichiers MP3. Il suffit de taper « Download MP3 » dans un moteur comme Google pour s’en apercevoir. Il est néanmoins quatre sites qui, à mon humble avis, se démarquent des autres, compte tenu de la facilité déconcertante des téléchargements et de l’abondance des liens proposés.

A. YourMP3.net

Un peu lourde à charger et quelque peu mal conçue, la page d’accueil de YourMP3.net séduit par les liens vers les chansons les plus téléchargées dont les titres apparaissent directement. Ce site permet la recherche par artiste, par titre de la chanson ou par lyrics. Son « catalogue » (de liens, en fait) est fourni, mais pas en musique autres qu’anglaises, ce qui constitue son point faible principal. Par ailleurs, la procédure de téléchargement s’avère assez longue et les liens proposés quant à ce ne sont pas toujours opérationnels. Toutefois, en matière de nouveautés américaines, ce site est plutôt à la page.

Note globale : 14/20.

B. Mp3000.net

MP3000.net dispose d’une page d’accueil plutôt épurée, mais qui s’accompagne d’une ou de deux fenêtres pop-up qui déjouent les mécanismes intégrés de XP SP2. Ici, la recherche s’effectue par lyrics ou par MP3 (c’est-à-dire par artiste, par titre ou les deux). Tout comme le précédent site, MP3000.net n’est pas riche en titres autres qu’en anglais. Il donne cependant plus de résultats que YourMP3.net, même si les liens morts semblent plus nombreux, mais pas significatifs. Le classement des tops (hits) des chansons est plus logique et plus complet que notre premier site.

Note globale : 15/20.

C. BeeMP3.com

Ce site attire de par sa page d’accueil agréable. Et son « catalogue » est assez costaud et inclut quelques chansons françaises. Pas de pop-up qui duperait le navigateur Internet, mais la procédure de téléchargement est un peu longue, allongée notamment par la saisie d’un mot de passe (en clair) pour le téléchargement, sûrement en vue d’éviter les spam et autres spywares. De plus, BeeMP3 pèche par un affichage de nouveautés et de tops un peu trop web 2.0, trop austère et à la limite un peu complexe. En revanche, les liens morts sont plutôt rares et le temps de la piste, ainsi que d’autres infos ID3, s’affichent dans tous leurs détails.

Note globale : 16/20.

D. Dilandau.com

Ce nouveau site est véritablement fait pour la recherche des MP3. Sa page d’accueil est facile à charger, mais c’est plutôt la page des résultats qui pèse et ce, d’autant plus qu’un fichier vidéo FLV afférent au premier résultat tente d’être lu, en plus des bandeaux publicitaires. Du reste, les hits paraissent mal générés et correspondent je ne sais trop à quoi (peut-être aux téléchargements les plus élevés en nombre). Cela est cependant vite oublié face à la manne de liens fournis. Dilandau.com semble être le meilleur moteur de téléchargement « illégal » du moment. Il a réponse quasiment à tous les styles musicaux, même au sebene congolais ou au raï algérien ! Et les liens morts sont encore plus rares qu’avec BeeMP3.com. Il est vrai que tous les titres du monde ne sont pas accessibles, mais avouons que Dilandau.com accomplit des prouesses.

Note globale : 17/20, sans hésitation.

QUID DES DÉBITS TROP HAUTS OU TROP BAS EN WMA 9.2 VBR 50 ?

QUID DES DÉBITS TROP HAUTS OU TROP BAS EN WMA 9.2 VBR 50 ?

Le mode VBR, je ne le répéterai jamais assez, est le mode idéal d’encodage des sons, car il maintient une qualité constante au sein d’un même fichier (tout en créant pour ce faire une fluctuation permanente de débit). Et le paramètre dit de qualité moyenne (VBR 50) s’avère, à mon sens, le meilleur compromis qualité – taille de fichier. C’est ainsi que je me focaliserai sur ce paramètre, ce qui n’empêche guère que ce qui sera dit plus loin s’applique aux autres paliers de qualité (10, 25, 75, 90 et 98).

Comme signalé dans plusieurs de mes articles, du moins en WMA 9.2, la plupart des chansons enregistrées en VBR 50 ont un bitrate moyen oscillant entre 40 et 112 kbps. Parmi lesdites chansons, la grande majorité bénéficie d’un débit compris entre 64 et 85 kbps. Mais d’autres ont une vitesse de transmission soit en-deçà de 64 kbps (débits trop bas), soit au-delà de 85 kbps (débits trop hauts). Dans ce topic, j’expliquerai pourquoi ce comportement extrême.

  1. Pourquoi certaines chansons sont encodées en WMA 9.2 VBR 50 en-deçà de 64 kbps ?

1. La pauvreté de l’effet stéréo : une chanson dont les variations sonores d’un baffle à un autre ne sont pas prononcées comporte de multiples redondances dans les canaux audio. Tout algorithme de compression audio encodant en VBR sait exploiter ladite redondance et la coder avec moins de bits. Une illustration typique est la chanson « Hey there Delilah » de Plain White T’s que j’ai copiée à partir du réseau audio DMX (bouquet DSTV) qui est réputé diffuser en bonne qualité (fréquence de coupure aux alentours de 18 kHz). Le fichier converti en WMA 9.2 VBR 50 de ce chef-d’œuvre a un bitrate moyen de seulement 43 kbps et le son est d’une qualité superbe, sans artefacts du genre son métallique

2. La pauvreté en fréquences aigues associée à la pauvreté de l’effet stéréo : en mode VBR 50, WMA atténue (voire élimine) les fréquences supérieures à environ 13,2 kHz. L’atténuation des fréquences supérieures sera d’autant plus forte que leur intensité sera faible. Ainsi, un son aigu de 15 kHz peu être mieux conservé, si son intensité est très forte, qu’un son aigu de 14 kHz d’intensité moindre. Or l’encodage des aigues sollicite beaucoup de bits. Moins il y a des fréquences aigues, plus le bitrate baisse. Toutefois, pour que WMA 9.2 VBR 50 diminue le bitrate global d’une chanson, il ne suffit pas qu’elle soit pauvre en fréquences aigues : l’effet stéréo doit également être peu présent. En effet, comme on le verra plus loin, il suffit d’une stéréo, même avec de basses fréquences, pour augmenter le débit d’un fichier. Une illustration typique est la chanson « Zookey » d’Africanism Sinclar diffusée à plusieurs reprises à Trace TV en 2005. Trace TV, en général, diffuse en coupant les fréquences supérieures à 15,5 kHz, avec atténuation des fréquences comprises entre 12 et 14 kHz et pics étranges entre 14 et 15,5 kHz. Zookey est particulièrement pauvre en effets stéréo en plus d’avoir peu d’aigues en son sein. Lors de la conversion du WAV en WMA 9.2 VBR 50, j’ai obtenu un fichier de bitrate moyen de 61 kbps

3. La pauvreté de l’effet stéréo associée à la pauvreté en aigues associée à un volume élevé : plus le volume est élevé, plus il semble que l’algorithme du WMA 9.2 VBR 50 encode avec un débit moindre. Cela est peut-être dû à une valeur de facteur d’échelle (scale factor) plus réduite pour représenter le segment audio en question. Je n’ai pas d’exemples sur le moment pour ce qui est des débits inférieurs à 64 kbps, mais tout un tas de cas quant à d’autres valeurs de bitrate. Ainsi, « Blinded by the Lights » de The Streets, encodé en WMA 9.2 VBR 50 à partir d’un fichier MP3 à 192 kbps, produit un fichier à débit moyen de 85 kbps. Amplifié à 6 dB, le débit du fichier en WMA 9.2 VBR 50 chute à 81 kbps

Notez que dans certains cas, une chanson pauvre en aigues peut engendrer une très légère résonance métallique quand elle est convertie en WMA 9.2 VBR 50. Cela s’explique par le fait que l’algorithme traitant chaque segment avec un niveau théorique égal de qualité, les segments de mauvaise qualité originelle seront de nouveau amoindries en qualité (ici, 50), ce qui ne peut que créer des distorsions.

  1. Pourquoi le débit moyen de certaines chansons grimpe au-delà de 85 kbps ?

1. L’effet stéréo prononcé combiné à plusieurs sonorités haute fréquence : plus les différences entre canaux sont marquées, moins l’information audio est redondante et plus il faut de bits pour encoder. Le débit monte de manière plus spectaculaire lorsqu’un baffle est muet ou joue plus faiblement que l’autre. Par ailleurs, les sons aigus, comme vu supra, prennent beaucoup d’espace mémoire à l’encodage, surtout ceux proches en fréquences de la fréquence de coupure et ceux de fréquences supérieures qui sont de forte intensité. Un exemple typique est la chanson « Feedback » de Janet Jackson. Cette piste est riche en effets stéréo et bardée de sonorités aigues. Le débit moyen atteint est de 103 kbps

2. L’effet stéréo prononcé combiné à moult sons aigus combiné à un volume faible : pour une raison que j’ignore (mais que je crois liée au facteur d’échelle), une chanson riche en stéréos et en aigus dont le volume global est réduit est généralement encodée en WMA 9.2 VBR 50 à un débit plus élevé que la même chanson avec un volume plus haut. Exemple : « Le rêve du pêcheur » de Laurent Voulzy joue dans le CD d’origine avec un volume bas. Elle est riche en effets stéréo de type salsa et très chargée en aigues. Encodée en WMA 9.2 VBR 50, elle affiche une vitesse de transmission moyenne de 89 kbps. Amplifiée de 7 dB, le débit avoisine 85 kbps

3. L’effet stéréo (prononcé ou pas) combiné à certains artefacts de compression : il est certains artefacts de compression qui, ré-encodés en WMA 9.2 VBR 50, produisent des bitrates élevés. Cela est peut-être le fait d’une mauvaise gestion du masquage. Un tel phénomène survient souvent lors de la conversion en WMA des MP3 enregistrés avec un mauvais encodeur et spécialement à 112 kbps. Je cite pour illustrer mes propos la chanson « Threatened » de Michael Jackson, que j’avais copiée à partir d’un CD MP3 pirate acheté à Victoire (Kinshasa). Sur ledit CD, la chanson est encodée à 112 kbps. En WMA 9.2 VBR 50, il est en moyenne de 91 kbps. La même chanson tirée du CD d’origine (« Invincible ») produit un WMA de bitrate moyen de 75 kbps

4. Certains bruits de fond : même si l’effet stéréo n’est pas toujours prononcé, une chanson chargée d’un souffle analogique issu d’une K7 (audio ou vidéo) convertie en WMA 9.2 VBR 50 produit généralement une vitesse de transmission assez élevée. Tel est le cas de la plupart des clips qui passent sur Channel O. Encodées en WMA 9.2 VBR 50, leur débit frôle souvent 100 kbps. Cela s’explique par le fait que le souffle est composé pratiquement toutes les fréquences audibles à égale intensité. Il est malaisé pour un codec audio de tirer dans ce chaos les fréquences utiles au maintien du niveau de qualité. Notez que les bourdonnements électriques ne sont pas ici concernés, vu que leurs fréquences sont plutôt basses ou basses médium.

5. Certaines musiques « lourdement chargées » d’instruments de type guitare rock : la guitare rock produit plusieurs fréquences d’intensités voisines, pas aigues nécessairement, mais suffisamment complexes pour dérouter l’algorithme de compression du WMA 9.2 VBR 50. Exemple : « It’s my life » de No Doubt, que j’ai piquée au réseau audio DMX, donne un bitrate final moyen de 90 kbps si elle est encodée en WMA 9.2 VBR 50

Notez que les chansons « lourdement chargées », celles à artefacts d’origine et celles avec souffles peuvent engendrer de la distorsion, souvent très légère, parfois remarquable, si elles sont encodées en WMA 9.2 VBR 50. Je suppose que cela est dû au fait que l’algorithme peine à trier l’utile de l’accessoire dans cette jungle de complexité, notamment pour le rock (c’est connu, WMA n’est pas un codec très intéressant lors de l’encodage de ce style pour des débits inférieur à 128 kbps).