samedi 29 août 2009

QUEL EST LE FORMAT AUDIO AVEC PERTE LE MEILLEUR (MP3, WMA, AAC OU VORBIS) ?

  1. Quant à la compatibilité

N°1 

: 

MP3 

: 

Tous les lecteurs DVD ou de Blu-Ray, la majorité des smartphones, tous les baladeurs numériques, la quasi-totalité des chaînes hi-fi actuelles lisent le MP3.

N°2

:

WMA

:

Tous les baladeurs, excepté les iPod, certains smartphones, la plupart des lecteurs DVD, tous les lecteurs Blu-Ray, certaines chaînes hi-fi décodent le WMA (standard).

N°3

:

AAC

:

Les iPod, les iPhone, les baladeurs Zune, la Xbox 360, certains smartphones, quelques chaînes hi-fi, de rares lecteurs DVD, mais tous les baladeurs blu-Ray, jouent l'AAC.

N°4

:

VORBIS

:

Certains baladeurs, quelques rares chaînes hi-fi, quelques platines DVD et Blu-Ray, très peu de smartphones lisent du VORBIS.

  1. Pour ce qui est de la qualité audio

N°1 

: 

HE-AAC et WMA Pro 

: 

Ils produisent d'excellents fichiers même à des débits binaires très bas.

N°2 

: 

VORBIS 

: 

Très bonne qualité à des débits ≥ à 64 kbps.

N°3 

: 

WMA

: 

Très bonne qualité à des débits ≥ à 96 kbps.

N°4 

: 

MP3

: 

Très bonne qualité à des débits ≥ à 128 kbps.

  1. Au sujet des contraintes de licence éventuelles

N°1 

: 

VORBIS 

: 

Format totalement libre dont le code source est modifiable à volonté par qui le veut.

N°2 

: 

MP3 

: 

L'encodeur LAME est libre d'utilisation pour un usage privé et son code source est ouvert (mais modifiable par une communauté restreinte).

N°3 

: 

AAC

: 

Encodage libre avec le codeur FAAC, mais seul le code source du décodeur est ouvert (mais modifiable par une communauté restreinte). Gratuit pour un usage privé.

N°4 

: 

WMA

: 

Encodage gratuit pour un usage privé. Code source de l'encodeur fermé, mais code source du décodeur ouvert (avec la librairie FFMPEG), néanmoins non modifiable. Contraintes de licence si le codec est utilisé dans une application tierce non-Microsoft (comme un convertisseur).

  1. Concernant la rapidité d'encodage

N°1 

: 

WMA 

: 

La version standard du WMA encode à vitesse de bolide, même en VBR. 

N°2 

: 

MP3 

: 

En mode CBR avec l'encodeur LAME, l'encodage prend un certain temps. En mode VBR, il prend encore plus de temps, au point même de prendre la 3e position.

N°3 

: 

AAC et WMA Pro

: 

La complexité des algorithmes utilisés rend la compression en ces formats un peu plus lente que l'encodage en MP3.

N°4 

: 

VORBIS

: 

Le plus lent à l'encodage.

  1. Question sauvegarde de l'autonomie de la batterie ou de la pile

N°1 

: 

MP3

: 

Le décodage de ce format use d'algorithmes relativement faciles à traiter par la puce de décodage.

N°2 

: 

WMA

: 

Ses tables de décodage sont nettement plus ardues que celles du MP.

N°3 

: 

AAC

: 

Un poil plus complexe à la lecture que le WMA.

N°4 

: 

VORBIS et WMA Pro

: 

La sophistication des algorithmes mis en jeu lors de la lecture de ces deux formats consomme de l'énergie électrique.

Conclusion : l'ultime gagnant

Le WMA standard, sans conteste. C'est que :

  • Hormis le MP3, il est le codec le plus compatible en 2009 et dépasse le MP3 en fait de qualité
  • Il est certes de moins bonne qualité que l'AAC et le VORBIS, mais ces derniers paient lourd le tribut de la compatibilité et de la consommation électrique lors du décodage
  • Il est gratuit pour un usage personnel. Le VORBIS s'avère, il est vrai, 100% libre. Toutefois, comme dit supra, il a le défaut actuel d'être moins compatible que le WMA et de disposer d'algorithmes de décodage plus complexes
  • Il est le plus rapide à l'encodage. Avec un bon lecteur CD/DVD et une machine costaud, un CD audio peut être rippé en cinq minutes !

Hormis le MP3, il est le codec qui consomme le moins d'énergie au décodage et dépasse le MP3 en qualité.

mardi 11 août 2009

LE MODE VBR AU SEIN DES MP3, DES WMA ET DES OGG VORBIS

LE MODE VBR AU SEIN DES MP3, DES WMA ET DES OGG VORBIS

À la différence du mode d'encodage dit à débit constant (CBR) qui permet de conserver une valeur relativement fixe de bitrate au sein d'un même fichier, le mode d'encodage à débit variable (VBR), comme son nom l'indique, engendre des fluctuations de vitesse de transmission dans le morceau. Le mode CBR, notamment à bas débit, est utilisé en vue de produire un fichier de taille prédictible et facilement diffusable sur Internet qui a horreur des débits fluctuants lors des transmissions des données audio et/ou vidéo. Le mode VBR, quant à lui, garantit une qualité constante au sein du fichier, du moins théoriquement, ce que n'assure pas l'encodage CBR à bas débit. En revanche, les fluctuations parfois importantes de bitrate compliquent sérieusement la diffusion de contenu sur le Net. Par ailleurs, en VBR, il n'est pas toujours aisé de connaître la taille finale du fichier en vertu de sa durée par règle des trois simples, comme en CBR.

Dans ce topic, je m'emploie à détailler le comportement de l'encodage à débit variable des fichiers encodés en MP3, en WMA et en OGG VORBIS, qui sont les trois formats les plus couramment proposés par les encodeurs audio gratuits. L'AAC, certes très performant, a été écarté du fait de la rareté des convertisseurs qui offrent la compression en VBR de ce format. Je me focaliserai sur les trois modes d'encodage VBR les plus répandus : le mode VBR pur, le mode ABR et le mode VBR à contrainte maximale de débit. Notez également qu'il s'agit dans cet article d'une analyse de débit, et non d'une analyse de qualité ni d'une analyse de fréquence de coupure.

  1. Le mode VBR pur

Il s'agit du mode VBR par excellence au travers lequel l'utilisateur indique à l'encodeur le niveau de qualité voulu. En fonction dudit niveau, l'algorithme de compression créera automatiquement des variations de bitrates au sein du fichier encodé en vue de répondre aux exigences de qualité. Les segments audio complexes seront encodés à des bitrates aussi élevés que nécessaire et les signaux faibles à des valeurs basses, mais pas au point de sacrifier le niveau désiré.

  1. MP3

L'encodeur LAME possède des préréglages allant de V1 (la plus haute qualité) à V9 (la pus basse), c'est-à-dire neuf paliers de qualité. Quel que soit le palier utilisé et quelle que soit la complexité du morceau encodé, l'algorithme de LAME s'arrange à ce que la valeur moyenne de la vitesse de transmission corresponde bel et bien à l'intervalle proposé par le palier concerné, tout en maintenant une qualité constante. Toutefois, la lenteur occasionnée par ces artifices s'en ressent à l'encodage.

  1. WMA

Le format de Microsoft est également encodable en VBR, selon des paliers de qualité chiffrés en pourcentages théoriques : 10, 25, 50, 75, 90 et 98. Le palier de qualité 100 est celui du codec WMA Lossless que je n'examinerai pas ici. Contrairement à l'encodeur LAME qui s'efforce de ne pas quitter certaines limites de débit, l'algorithme du WMA alloue autant de bits qu'il juge utile pour conserver le niveau de qualité recherchée. Cela peut poser problème lors des lectures sur baladeurs numériques des fichiers comportant des sections à hauts bitrates. Sachez, juste pour information, que le mode VBR pur du WMA s'exécute très rapidement, parfois plus rapidement qu'un encodage CBR ordinaire !

  1. OGG VORBIS

Ce format est essentiellement VBR (les tentatives d'encodage en CBR se soldent très souvent la plupart du temps par des crashs du logiciel). Tout comme le WMA, sont également fournis ici des indices de qualité allant de -2 (la plus basse qualité) à 10 (la plus élevée). À l'inverse du MP3 et du WMA cependant, à chaque palier correspond une valeur fixe de débit (sauf si ces paliers ont une valeur décimale). Mais en réalité, après encodage, il est constaté que le bitrate moyen final s'écarte de la valeur fixée. L'écart est souvent de 10% maximum, mais peut augmenter pour des morceaux particulièrement faciles/difficiles à compresser (le débit moyen baisse/augmente drastiquement). Ainsi, de manière globale, vu la faible différence entre le débit fixé théoriquement et le débit réel final, je peux affirmer que l'OGG VORBIS use d'un mode plus proche de l'ABR (voir infra) que du VBR pur.

  1. Le mode ABR

L'ABR (Average BitRate) est un mode à partir duquel il est demandé à l'encodeur de convertir un morceau à un bitrate moyen fixe tout en produisant le meilleur niveau de qualité possible à ce bitrate moyen, ce qui fait qu'il surviendra nécessairement des fluctuations de vitesse de transmission, mais dans une marge tolérable (± 10%). Tout comme le mode VBR à contrainte maximale de débit (que nous examinerons plus bas), l'encodeur analyse généralement le contenu audio en deux ou plusieurs passes. Dans la première passe, les données intrinsèques sonores (blocs à traiter, fréquences, etc.) sont analysées. Dans la ou les passe(s) suivante(s), l'algorithme s'évertue à obtenir le compromis idéal entre la qualité et le débit cible, tâche ardue et souvent longue.

  1. Le MP3

Certains convertisseurs proposent dans leurs options le codage ABR en MP3. Force est de le reconnaître, ce format s'en sort sacrément bien et il est ressenti une amélioration de qualité par rapport au mode CBR à bitrate équivalent, amélioration qui peut aller de légère à nette. Du reste, la durée d'encodage est similaire à celle de la conversion en mode VBR pur.

  1. Le WMA

Le codeur Windows Media est le seul outil gratuit qui encode des WMA en ABR, mode que Microsoft nomme « mode VBR basé sur la vitesse de transmission ». Le confinement de bitrate est encore plus grand qu'en MP3 et la qualité n'est pas grandement améliorée par rapport à un fichier encodé en CBR à débit équivalent. Retenez aussi que l'encodage en mode ABR au format WMA prend vraiment du temps. Je me demande à quoi pensaient les ingénieurs à Billou lorsqu'ils élaborèrent ce mode.

  1. L'OGG VORBIS

En soi, les encodeurs de la Xiph Foundation n'offrent guère par défaut à l'utilisateur l'encodage ABR. Les résultats obtenus à l'aide des paliers de qualité évoquent en fait que ceux-ci usent d'une forme d'ABR. Il est certes vrai qu'en ligne de commande, le bidouilleur peut se plaire à simuler un encodage à bitrate moyen en imposant une valeur non officielle. Mais cela se fera aux risques et péril de l'encodeur qui plantera le plus souvent lors de ces manipulations. Des auditeurs ont même signalé ici une profonde dégradation du son d'origine, incompatible avec le débit imposé.

  1. Le mode VBR à contrainte maximale de débit

Dans cette hypothèse, l'utilisateur fixe un bitrate maximal à l'encodeur, parfois associé à un débit minimal, mais toujours associé à un débit moyen. L'algorithme de compression fera alors de son mieux pour enregistrer le son dans la marge de vitesses de transmission proposée tout en gardant le plus possible le meilleur niveau de qualité envisageable. Généralement, ce mode exige un encodage en deux passes. Depuis peu néanmoins, on rencontre des outils de capture audio qui permettent l'encodage en temps réel en ledit mode.

  1. MP3

L'encodeur LAME se comporte ici comme du VBR pur, mais avec comme cahier de charges que le débit ne peut dépasser le maximum prévu ni descendre en dessous du bitrate minimal. Il peut même largement s'écarter du débit moyen si l'écart entre le bitrate minimal et le bitrate maximal est trop grand, l'essentiel étant de se retrouver dans ces deux intervalles. LAME remplit correctement ces conditions et assure réellement la meilleure qualité possible, ce qui est à féliciter de la part de ses développeurs.

  1. WMA

Le codeur Windows Media ne propose pas de bitrate minimal lorsqu'il convertit en mode VBR à contrainte maximal de débit (que Microsoft nomme « mode VBR basé sur la vitesse de transmission maximale »). Après observations, j'ai la nette impression que durant l'encodage, l'algorithme du codec ne profite que très rarement de l'opportunité qui lui est offerte de pouvoir à volonté augmenter le débit global du fichier par rapport à la valeur moyenne. Ce qui fait que dans la pratique, et en qualité et en bitrate, l'encodage à contrainte maximale de débit du WMA est similaire, si pas identique, au mode ABR. On se demande une fois de plus où les ingénieurs de la firme de Redmond avaient la tête.

  1. OGG VORBIS

En ce mode à contrainte maximale de débit, OGG VORBIS se comporte quasiment à la manière de l'encodeur LAME, le compromis qualité et vitesse de transmission étant bien respecté.

Conclusion

En mode VBR pur, le format OGG VORBIS est celui qui opère le bon compromis entre qualité et bitrate fixé. Le WMA, par contre, est celui qui pousse le débit le plus haut possible pour respecter à tout prix la qualité.

En mode ABR, le compromis entre qualité et bitrate fixé est mieux effectué par le MP3. Il en est de même pour le mode VBR à contrainte maximale de débit. Le WMA, en ces deux domaines, foire sérieusement, au point qu'on se demande si ce n'est pas une blague d'un drôle de goût que les techniciens à Billou voulaient nous faire.

samedi 1 août 2009

VRAIES/FAUSSES IDÉES SUR LE WMA STANDARD

VRAIES/FAUSSES IDÉES SUR LE WMA STANDARD


LE WMA N'EST PAS LU PARTOUT

 

VRAI

: 

Les radios, lecteurs DVD et smartphones bas de gamme et/ou sortis avant 2005 ne lisent pas du WMA. Néanmoins, tous les baladeurs numériques, hormis les iPod, décodent ce format. Mais tous les dispositifs de lecture ne sont pas nécessairement compatibles avec les WMA protégés (WMA DRM).

 

LE WMA EST UN FORMAT PROTÉGÉ

 

VRAI

: 

Les WMA proposés par les magasins en ligne sont protégés contre la copie et la distribution dites illégales. Ce sont les fameux et tant vomis WMA DRM.

 

FAUX

: 

Les WMA produits par les encodeurs et convertisseurs audio ne sont pas protégés.

 

LE WMA CONSOMME BEAUCOUP D'ÉNERGIE AU DÉCODAGE

 

VRAI

: 

Lors du décodage, les WMA consomment plus de ressources processeur (plus de calculs donc plus de courant électrique) que le MP3, surtout lorsque lesdits WMA sont protégés.

 

FAUX

:

Comparé à d'autres formats modernes de compression audio comme l'AAC et surtout l'OGG VORBIS, on ne peut dire objectivement que la lecture des WMA bouffe l'autonomie des piles ou des batteries.

 

LE WMA MÉTALLISE LE SON

 

VRAI

:

En mode CBR, à des débits inférieurs à 96 kbps, rarement à 96 kbps, le WMA crée effectivement des distorsions dans les hautes fréquences. En mode VBR, à partir de la qualité 50 (débits variables théoriques de 50 à 95 kbps) et au-delà, il est très difficile d'entendre de la métallisation si le débit moyen est inférieur ou égal à 96 kbps.

 

FAUX

:

À partir de 128 kbps et au-delà, le WMA ne génère aucune distorsion audible.

 

LE WMA SAPE LES HAUTES FRÉQUENCES 

 

VRAI

:

L'analyse spectrale révèle qu'en-dessous de 192 kbps, le WMA donne une courbe de restitution des fréquences aigues moins fidèle que celles de ses concurrents. À l'écoute toutefois, cette chute en aigues n'est pas toujours si simple à déceler, surtout en VBR à partir de la qualité 50.

 

FAUX

:

À partir de 192 kbps et au-delà, le WMA ne sape pas plus de fréquences aigues que les formats concurrents.

 

LE WMA RESTITUE UNE MAUVAISE IMAGE STÉRÉO

 

VRAI

:

En mode CBR, en dessous de 96 kbps, le WMA affaiblit quelque peu l'image stéréo du fait de la perte et/ou de la déformation de certaines hautes fréquences. Mais ce n'est pas plus mauvais que la concurrence, les autres formats audio concurrents faisant pareil ou même pire (comme le MP3) à ces bitrates. En mode VBR, seuls les modes VBR 25 et VBR 10 sapent légèrement l'image stéréo, mais moins sévèrement que le mode CBR à bitrate équivalent. Encore ici, ce n'est pas plus mauvais que la concurrence.

 

FAUX

:

En mode CBR à partir de 96 kbps et au-delà, le WMA restitue une image stéréo parfaite. Pareil pour le mode VBR déjà à partir de VBR 50 et montant de palier.

 

LE WMA EST UN FORMAT PAYANT 

 

VRAI et FAUX

:

L'encodage en WMA est gratuit. Comme tout format audio non libre, l'utilisation commerciale des fichiers encodés en WMA peut toutefois faire naître un paiement de licence, ici à Micro$oft.

 

LE WMA EST DIFFICILEMENT MANIPULABLE

 

VRAI

:

Ce ne sont pas tous les logiciels gratuits d'édition audio qui sont en mesure de découper ou d'appliquer des effets à des fichiers enregistrés en WMA. Toutefois, quasiment tous les logiciels payants manipulent aisément des WMA.

 

LES FICHIERS ENCODÉS EN WMA SONT LOURDS EN MODE CBR 

 

VRAI

:

À bitrate donné en effet, un fichier encodé en WMA est plus lourd que le même fichier encodé en un autre format concurrent. Mais la différence de poids est véritablement négligeable, rarement de plus de 2%.